Portrait #1

Ébats de l’aurore, du bleu-crépuscule, deux faces d’un même étonnement. Un grand mobile affleurant sur le dessus des choses, dans les membres du monde et sciant l’espace par lamelles entières, par morceaux, par éclats, retournant les bords en frontières, contournant les tendres chairs nues de sa peau, dépliant, écorchant son corps, jusqu’aux viscères, jusqu’aux os, jusqu’à l’âme même, voilée par cent milles pellicules d’une colère et d’un ennui si profond, si latents, si lourds, qu’ils creusent un trou dans le filet où se posent les étoiles.

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