Hiver

Et ce que j’appelle étoile est l’enfance de l’hiver

l’idée que j’ai du ciel

quelque chose qui détournerait la courbe des saisons

où ferait fléchir les choses et même

à une certaine distance

mêlerait à mai des flocons

Et ce que j’appelle étoile est d’où je voudrais vivre

tu peux mentir

l’idée que j’ai de nuits

sans heures coupables

des toiles nues de glace bleu avec

qui sait peut-être

l’Elbe lumineuse et des plaines de neige

en constellations

Et ce que j’appelle étoile sont des noms donnés

ainsi que des fantômes d’espaces blancs

de la mauvaise conscience portée en plaie

ce qu’il me reste de souffle et toi

sans visage

tu peux mentir

tu peux mentir

et être le nom donné à l’étoile d’où je voudrais vivre.

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2 commentaires pour Hiver

  1. Vous avez, ma foi, une vision «fraîche» de l’hiver. Ce poème est magnifique. 🙂

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