Otrante

voir à l’œil nuit
dire adieu à la terre
ocre-sel-bleuté
d’Otrante

la mer désert d’été
mur d’or-terre
œil vrillé d’ombres
volées aux soleils gris
ne fait signe à personne

rouge-sang pierre nues
aux allures de silènes
toute la mer amère
et brûlée
chauffée à blanc
toute la terre tombée
au bout de la terre même
comme un éblouissement

et voir Otrante
ville-phare où l’on ne passe pas
où l’on trépasse à peine
où l’on échoue seulement
où tout doit se finir

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