Les visages

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à une certaine distance les choses m’imposent le silence me couvrent de poussière et de bruit prennent l’aspect de béances ou de fosses de déserts où je confonds et la chute et l’absence voilà le jour tombé ou la nuit renversée sur le dos et de cette distance d’où les choses ne me disent plus rien d’où elles se taisent d’où elles perdent la mémoire on ne peut faire le récit et le mur peint de soleils-morts comme une peau brûlée car une chose sans mémoire est moins qu’une chose ou que son cadavre moins que ça encore et le plafond noir-doré par le vide un fantôme parvenu à ce moment où toute parole n’est plus que son envers son chuchotement et sa fin et voilà quelqu’un qui ne vient pas et qu’il faut attendre en bas de sa rue comme une rivière confondu aux villes brunes aux ciels-tapis qui s’étoilent caché dans les renfoncements de pierre aux façades nues et à tout ce qui n’a pas de nom dans la matière des fantômes comme un vestige une ruine ne plus faire de signe muet comme un visage clos

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3 commentaires pour Les visages

  1. Juju dit :

    Ouahh tout ce texte en une seule et longue phrase! Du jamais vu (enfin) lu. 7X le mot « ou » dans une phrase ca fait beauc ou non ? en plus il n’y a pas de point, ça craint !… Ce texte est bien trop compliqué pour moi, allez salut ! 🙂

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