L’Onagre

05__press_image_l_saul_leiter__daughter_of_milton_abery_1950er_56420f09181a2

Ô mon néant ma nuit ce que je sais n’est rien
Tu as un goût étrange ici là dans nos ombres
Un goût d’onagre ou de fleur d’oranger et loin
Une odeur si triste comme un mois de novembre

Comme je délaçai tes bras blancs de la nuit
Blancs souviens-toi mon néant mon étrangeté
La nuit s’affaissait entière comme une pluie
J’étais en elle à la fois aveugle et muet

Maintenant te voilà où je n’ai rien à dire
Ainsi qu’un grand vide dans ce qu’il faut maudire
Ainsi qu’une autre nuit plus grande et plus ancienne

Béante comme toi et comme toi lointaine
Juste à l’aplomb de ce que je ne peux nommer
Comme mon néant ma nuit mon étrangeté

Cet article a été publié dans Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s