Insomnie #10

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J’ai veillé tard pour n’écrire rien. Les mots sont une falaise d’où je me jette. Chaque nuit, j’ouvre la fenêtre et j’attends. J’espère trouver peut-être quelque part quelque chose à dire. Mais rien. La nuit les choses ont toutes le souffle coupé. Elles sont rendues muettes par l’obscurité. Il n’y a que moi, et en moi ce silence de mort, comme si je portais dans mon corps les lèvres closes de millions de muets.

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