Cendres

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La poussière finira par se couvrir de nuit, couchée comme une lave ancienne, brûlant l’air sous tes yeux ; le matin sera une longue route bleue d’ardoises brisées, d’antennes pliées contre le ciel, de murs derrières lesquels tu te cacheras et il te faudra prendre ta peau entière, les plis où tu t’es oublié longtemps, il te faudra vivre sous la terre meuble du temps, comme une racine, un rhizome, un fossile, vivre à ta source, là où tu as commencé, là où toute chose débute, et tu devras attendre – parce qu’il n’est rien donné à la cendre et que tu en auras l’aspect -, tricher – ainsi que le fait une ombre – et surtout ne rien faire et me laisser passer.

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