Insomnie #20

20170704_222155

cinq cents pages avant d’aimer encore

l’huile chaude et l’odeur de l’été

le temps d’achever les récits d’un voyage

que je ne ferais jamais

et je viens

 

cinq cents pages

de la misère tombée sur l’épaule

heureux une seconde rends-toi

un temps infini est perdu

il ne se retrouvera pas

 

avant d’aimer encore

dérive à la limite du long rêve

demain griffera la peau

dont tu t’es couvert pour ne blesser personne

 

avant d’aimer encore

soit seul entièrement

brûle les montagnes de papiers futiles

brûle ce qu’il reste à brûler

attends

 

la tristesse souvent dépasse les choses

où je vais elle se dépose

et c’est tout

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