Le feu

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Dans la rue comme au bord d’un grand feu
le simple est donné sans rien faire
et les secrets sont faciles à brûler

la rumeur confondue à l’air transparent de novembre
les passants fauchés font des offrandes
au dos du ciel tombé

chaîne d’or qui va de moi jusqu’au monde
réel – ronde infinie du mystère et de l’eau
les choses ont au centre une cendre dont on attend le gel

la mélancolie des jours de train est insensée
les plaines sont des côtes plantées dans mes côtés
chair brune de l’horizon qui passe

je vais à la mer comme on va à la terre
retiré du monde ainsi qu’on lace
le souvenir au regret

j’imagine l’itinéraire de chez toi jusqu’aux places
le bas des portes brilleraient confusément
logique indépassable des routes qui ne s’achèvent pas
aller quelque part irrévocablement

imagine la rue – clarté mêlée aux cheveux de l’occasion
long couloir bruineux bondé de condamnés
qui rêvent

le temps est une chose que l’on soulève
enlaçons-nous
les jours heureux sont passés

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