Le centre

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au centre, si peu visible, une zone
franche, un territoire dépossédé
du pouvoir d’être habité par un corps.

de mon côté : la chaise, le bureau,
le mur – espaces que j’occupe
en faisant le plus de bruit possible.

de son côté : la fenêtre, l’arbre,
les différentes étapes du jour
à la nuit.

des ponts que j’ai lancé d’ici à la fenêtre
il ne reste rien et j’en parle
avec le ton des légendes.

le parquet au milieu est zébré de reflets
qui me donnent envie de traverser
à la nage.

depuis la fosse maintenant l’on se déplace
en cercle et tout (le mur, la chaise, le bureau,
la cuisine, la lampe, la table) gravite.

de nouveaux itinéraires ont été tracés
pour éviter le centre et j’ai perdu
la mémoire.

ce que je sais est là, dans le cœur
dépeuplé au bord duquel j’existe
et j’insiste pour rentrer.

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