Gutemberg

20170709_191800 (3)

Étends-toi sur les marches du marché aux livres :
Ivre, je reviendrai dimanche voir la noce,
sa nuque ployée sous la paresse de vivre,
et la robe blanche et délacée de son os.

Gutenberg croulera sous la rougeur d’aimer,
ma belle saison immodérée du désir
et je dirai tout ce que je ne dois pas dire
vers la place déserte et les rideaux tirés.

J’irai encore là où j’ai été cent fois
– même rêve d’or même destination –
embrasser les dieux embrassés sans passion.

Comme ce que l’on embrasse est ce que l’on broie
comme l’on se tait pour faire semblant de rire,
nous brûlerons tout ce que nous devions haïr.

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2 commentaires pour Gutemberg

  1. yannucoj dit :

    Cette façon de poétiser m’intrigue beaucoup !
    Ce style contemporain rimé est très joueur et on se doit de rester constamment attentif pour en décoder le sens.

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