Le lac

20180610_191751

les arbres vont les traits tirés au lac
et s’y penchent
dans l’eau va le ressac inconstant
des branches
le bois flotté le bois morts le bois liquide
l’on boit l’or
l’alcool les mains plantés dans la vase
de la rive
têtes coupes verres enfoncés
dans le sable
tout ce qu’on efface ainsi d’avoir
été trop ivre
il se hurle qu’on existe aussitôt
qu’on a bu
aussi boit on autant que
l’on peut boire
le lac vidé combien sont visibles
nos dépouilles
un homme s’espace de temps en temps
dans la nuit
il passe au-dessus des yeux comme
une étoile qui luit
un couple est suivi jusqu’aux confins
du monde
on n’entend plus que le cri des amis
à la ronde
le temps va ainsi sous les ramures
du ciel
à notre place n’est qu’un demi-sommeil
vie à peine
vécue langueur sentie à peine
on embrasse
sa peine comme une chose qui vient
notre souvenir déjà n’est plus
qu’un souvenir

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