Insomnie #30

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j’appareille, depuis l’enfance, des navires qui partent des quais de mon imagination
vers la nuit noire

autrefois je confondais la pelouse et une jungle
le gravier et la ville
le lampadaire aux étoiles

j’allais sur la pointe des pieds en craignant
de marcher sur quelque chose d’important

aujourd’hui je tire des bords vers l’enfance rêvée du vieillard
et ma voile est tendue entre moi et la vie

des espaces sont comblées d’avoir été vivant sans vivre
d’avoir été amant sans avoir aimé
d’avoir été perdu sans avoir voyagé

jusqu’où peut-on aller ?

ce que à quoi j’aspire ce n’est pas le voyage c’est à l’inconfort
aux dimensions rêvées de la jeunesse
qui ne confond rien mais qui sait.

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2 commentaires pour Insomnie #30

  1. félicitations pour le texte

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