Le coucher

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le coucher est ma crainte
comme autrefois enfant
rien n’est si seul qu’un lit

à la chambre ou au bois
chasseur chassé pareils
entre les rideaux gris

lumière que la porte broie
si le père porte son rêve
le lampadaire parle très bas

ni règles ni lois ni trêve
porte fermée seule la peur
couvre la voix

l’enfant attend des heures
pour toquer à la chambre
dans le couloir ou sur le seuil

quand il frappe à la fin
si faible qu’il n’est rien
pour répondre il est seul

retourne à la nuit se couvrir
ouvre ses draps et son linceul
joue au mort pour dormir

mourir dormir c’est aisé
le fil qui a été tissé
se défile puis se défait

enfant j’avais peur de fermer les yeux
de devenir aveugle paupières fermées
il faut vivre tant pour dormir sans crainte
de devenir aveugle lumières éteintes

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