La fumeuse

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gorge serrée pour cause de nouvelles du monde,
à la fenêtre fume une femme blonde,
en haut de l’immeuble est le temps arrêté.

lentement vont les gens à l’intérieur des murs,
leurs ombres peintes sur les volets.

qu’il est aigu l’éperon dans le cœur
le retour saigne dans le flanc cavalier,
fumera-t-elle encore tout à l’heure
quand j’y repenserai ?

m’a-t-elle vue, a-t-elle pensée :
« un homme passe. »
ou était-elle si lasse que j’avais disparu ?

les choses existent entre des solitudes
feuilles dans des herbiers fermés
les gens y sont secs et oubliés parfois.

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2 commentaires pour La fumeuse

  1. iotop dit :

    Bon jour,
    Les âmes errent à la rencontre du possible et l’alliance de l’autre est une épreuve …
    Max-Louis

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