La pesanteur

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Tu as la pesanteur de ce qui est sans mémoire
et sans terre. Tes mains toujours retournées
pour adieux. Eau poudreuse, toile de la peau
repassée lentement. Ni souvenir
ni impatience d’aimer. Tu n’as ni désir
ni volonté d’enfance. La nostalgie
n’a pas pour toi d’attrait, car tu vis.
Vivante espérance d’avoir à vivre encore.
Ton visage est absent pour qui tourne les yeux.
Oh ! tu ne sais rien de toi, tu ne penses pas
comme pense ceux qui pensent à eux.
Sans conscience et sans fièvre dans ta nécessité.
Ton amour sans adresse passe sans troubler
l’ordre des choses. Tu es ce lieu où l’on cherche
ce qui a été perdu, mais qui n’est connu
de personne. Être qui vit sans honte,
mouvement lent sans balancement des bras.

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