La jeunesse

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Je pourrai sauver ma jeunesse, mais j’attendrai plutôt :
j’aurai vécu trente ans d’espérer d’en avoir vingt.
Des pierres roulent à ma gorge, à mon ventre,
désir de vivre que je voudrai suspendre.

Au centre du bois de mon village natal se trouve une grande colline
qu’enfant nous descendions en soulevant des rires.
La terre brassée entre nos pieds glissait jusqu’à la rive
de la rivière où jamais je ne me suis baigné.
Je pourrai retourner sous les aulnes et les hauts marronniers,
dévaler en hurlant la pente de la colline,
avaler l’eau boueuse de la rivière qui serpente.
Mais, j’attendrai plutôt que mon désir s’évente.

Une vie entière passe d’attendre de vivre.
Au fond de moi se dépose ce qui me rendait ivre.
Marc ou dépouille des corps jamais tenus près de soi.
Je retournerai au bois, il manquera les rires.

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