La veille #7

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59.

Tu sens que l’appétit s’espace
entre tes mains serrées.
Ecrous, ambres fixes
des pluies de jadis
où l’autrefois serrait la vis
de ta pensée.

60.

Voyage insuffisant pour te nourrir entière :
tout n’est pas montagne, mer ou océan,
tout n’est pas terre où apposer un nom,
et tu vas, murmurante,
ton ennui est si beau.

61.

Faut-il sertir et la perle et le sang ?
Pierre indécise, inféodée, dansante,
cliquetante sous le bois
comme parole.

62.

Suffira-t-elle à te nourrir cette langue,
est-elle suffisante pour aimer ?

63.

Troncs lacés du lierre,
la fillette lance des pierres
sur la façade de la ferme.

64.

Dedans, des hommes boivent,
en rond autour d’une table,
sombres, amoncelés, ivre.

65.

Une dame claque ses lèvres noires
pour l’appel du soir :
hommes et fillette entrent.

66.

Silence dans la cour intérieure,
les chevaux dorment dans la vapeur,
seules fondent les feuilles.

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2 commentaires pour La veille #7

  1. iotop dit :

    Bon jour,
    le 62 …
    Max-Louis

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