Le portrait de Rhoda

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Rhoda, pour toi j’écrirais mon plus beau poème
d’amour. Mon visage serait calme à offrir
et, pour toi, j’en ferais un néant, patience
pour ton reflet effrayé. J’écrirais la nuit
pour laisser le jour profiter des violences
de tes bonds. Tes talons nues cogneraient aux cœurs
des passants. Et, là, je me tiendrais aux côtés
de tes yeux clos par la réalité, fantôme
diffus imaginant embrasser ton absence.
J’espèrerais croiser dans les parcs ta couture.
J’ouvre le robinet d’eau vive pour te boire
en secret et la lune au ciel sent tes pétales
de rose. Rhoda, je te dirai une seule
chose, entièrement nue et vraie, une muette
voix, chuchotée en rivière. Il est cette heure où
les promesses ont le goût du mystère.
Et, ne connaissant ni tes lèvres
ni ton cou, je reste ici bas,
sans rien faire
et heureux.

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