Les fleurs

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Ne pas connaître le nom des fleurs. Être capable, peut-être, de n’en nommer qu’une ou deux ou trois. Quatre, cinq ou plus et l’automne est un impossible deuil. Dans la cour, fermée par le portail blanc, sera l’assemblée morbide des pétales. Email brun, porcelaine cuite des corps des glaïeuls, roses, hellébores, marguerites et lilas. Foule mortuaire et glacée. Ne pas connaître le visage et la peau. Ne pas venir tailler les branchages, l’écorce vierge. Houle d’eau suante qui étincelle pour mourir au matin. Ne pas savoir leur nom. Ne pas cueillir, arracher. Ne pas sentir, aspirer. Laisser venir, pousser, mourir anonymement.

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