L’acacia

44054401_1822115314533485_4608230901921349632_n.jpg

je veux que – nuage – ton visage advienne comme un bruit soutenu
de pluie cliquetante sur la porte battante battue par un orage

la poudre – lourde – grêle déjà mes membres nus
mon toit laisse ouvrir un grand trou où tu passeras entière

les ardoises de la maison voisine je les veux dans la nuit
pour réfléchir l’idée lancée depuis ta chambre
comme on pêche à la ligne

les frênes qu’on voit depuis chez nous seront nus
que nous aurons tenus dans notre main commune
une certaine taille

je veux que vienne le soir sous la porte comme un fil
cordelette fragile – lumière de la cage d’escalier

savoir qu’il fera froid
les feuilles de l’acacia colleront sur la vitre
tu dormiras sur moi

je veux la vérité d’un coup écroulée sur mes bras
ainsi qu’une pile de livres
que l’on donnerait à vendre

tu sais en notre centre
même reviennent les cendres
mortes du foyer

Cet article a été publié dans Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s