Isobel

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Isobel,

Il est bien vrai que l’ennui est partout !

Au porche où je t’attends, où tu ne viendras plus,
la vie, figée dans son élan, écorche
la pointe de mes pieds.

Et mes pas descendent doucement l’escalier
pour décrocher les draps où ton visage
depuis longtemps repose.

La boîte où tu te tiens est faite de poussière
et de larmes lentes et roses suspendues
sur les choses au loin de notre vue.

Partout sur des papiers, je trouve ton prénom,
Isobel, que je ne répète pas :

il brûlerait d’un coup, tomberait en ruine,
il brûlerait en moi, comme le jour bruine,
sur l’île où je me tiens.

Ma vie est contenue dans le bruit que je fais,
déplaçant tes objets en retenant
tes mains.

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