Ton corps #4

40530797_10212417881708734_9025479846733545472_n

De toi, je ne connais qu’un versant. Tu te dénudes de l’autre côté des portes. J’entends l’étoffe glisser sur ta peau cousue de vêtements. Chair de coton plissé. J’écoute glisser un à un les fils blancs. Comme averse sur une cloison aveugle, orage. De toi, je ne sais que le bruit des liens défaits. Tu repasses ton manteau comme une page. Le corps vidé de ce qui fait le corps, coquille, boîte de grenier. La chambre n’est ouverte que rarement et elle n’est alors qu’un décor. J’imagine que tes robes jonchent ton appartement. Comme des fleurs détachées. Ta peau, au hasard, jour levé dans jour éteint, blanche, brume soulignée de collines, calque étanche où je te vois, est une route de soie où je pourrais me rendre. Fouler tes yeux comme le pied du lavoir, gouter l’eau qui déborde.

Cet article a été publié dans Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s