Salir

20180610_191751

Tu ne peux t’abriter d’une pluie de cadavres
sous un parapluie mou.

Tu ne peux pas brûler le livre que je te donne
en lui léchant les pages.

La mer n’est pas un os que tu ronges
en grattant sur la plage.

Tu ne peux pas stationner
au milieu d’un passage.

Tu peux te dessouder de la chair du monde,
voilà tout.

Tu ne dessoûles plus.

Dans l’eau où tu baignais
une foule de bois flotté.

Au-dessus de la terre, ta tempête
a calée pendant dix jours entiers.

Tu étais tout cela,
je te voulais encore.

Tu ne peux pas dormir
en frappant dans tes mains.

Mais tu peux salir
ce qui n’existe plus.

Une averse d’orage
ne pourra plus suffire.

Rongée, par le sel, mais pas seulement.
Rabattue sur les côtes
d’un continent désert,
toujours insuffisant,

Tu ne débutes plus.

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