Viola Hrubin – Pupek (carnet n°3) – Le temps est compté

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« C’est vrai que le temps est compté » me disais-je, ce matin, en remplissant la baignoire. Ma jeunesse traine un long passé d’imperfection. La vapeur s’accrochait sur ma gorge comme un gaz. « Je n’étais pas blessée, cette nuit, dans le noir » – aussi vrai, pourtant, fut le couteau qui découpa mes liens.

« Ma sœur, je ne t’écrirai pas souvent. Je ne sais pas dormir dans mon grand lit d’adulte. Mes pieds touchent le métal en dormant. »

Miluše, entraperçue descendant l’escalier d’une certaine rue.

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