Mémorial

28337231_10211205932130752_5410580626041597326_o (2)

J’ai acheté le Mémorial de l’Ile Noire et Encore
Neruda.
Et Char encore, Retour Amont, un autre pour
Julie.
Et d’autres encore, Dickinson, Akhmatova
Feux sans l’incendie.
J’ai pensé que je t’embrasserai toi, l’image
projetée des lèvres
qui ne chuchotent plus aucun poème par
crainte d’être enchaînée.
J’ai rangé la vérité – tes bras ombraient le
village vertical qu’elle dessinait pour nous.

Maintenant, tu es un désir itinérant
dont je veux m’écarter. La distance
fait ralentir les nuages, les avions et
les fils électriques des plaines jusqu’à
l’immobilité parfaite de ce qui va
seulement sur la courbe de l’horizon.

J’ai acheté les Saisons d’Abyssinie et Pluies
hostiles ou non, ourle ta peau, le son
des sirènes détruits mon hurlement, la
houle frappe le temps, les falaises et
je suis entre deux pages des Critiques
de la Raison.

Dis-moi si je te dois un poème
et si oui pour combien ?

Dis-moi si je te dois la caresse ou bien
surveilles-tu l’entrée de toutes les poésies ?

Je peux acheter encore et encore les Versants
de toutes géographies et tu peux appeler l’autre
par notre prénom commun (je mens).

Les ténèbres ont une fin :
j’en dirai trop demain.

Cet article a été publié dans Délirium. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s