La mezzanine (4)

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L’aube est une conjuration que je déteste. Tous les matins sont des deuils. La clarté vient d’abord envahir l’extrémité méridionale de mon lit, puis remonte, comme une main perverse pour venir me claquer le visage, d’un seul coup. Je ne suis pas amère, mais l’hiver de décembre est mon unique consolation puisqu’elle est la seule saison où la main n’arrive même pas à frôler mon menton. Le jour ne parvient qu’à l’adolescence et, on le sait, cet âge-là est ingrat et impuissant. Il ne peut rien me faire.

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