La mezzanine (5)

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Parfois, détourner le cours des conversations est impossible. La tête posée sur le mur, j’écoute les voix discrètes qui chuchotent dans le couloir de l’immeuble et je ne fais pas de bruit. Le soir, vers vingt-trois heures, une dispute éclate entre les deux amants de l’appartement voisin et, parce qu’elle se termine à la porte, les cris viennent toquer à la mienne, que j’ouvre, par manque de compagnie. Sous mes draps, les cris s’étouffent un peu, puis se taisent complètement. Les pas du couloir se retirent dans l’escalier. Ma peau ondule comme une sorte de vêtement défroissé.

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