La mezzanine (8)

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J’étudie sous le lit. Le pain que je mange tombe ici en miette. Je ne sais pas pourquoi je me souviens du sous-marin qui entrait dans Tarente. Petite, avec lui, je frôlais la terre inquiète et rouge et je sautais contre les criques. Ce que j’étudie ne me concerne pas : la musique va, au-devant, comme un drap lavé frais après toi. D’après toi, je devrais arrêter de m’inquiéter. Le tapis sous mes pieds est trop mou. Un courant d’air fait vaciller les pages du livre de Pazzoni comme un après-midi de juin. L’ombre du rideau fait sur le fauteuil une ruine. Il fait chaud.

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2 commentaires pour La mezzanine (8)

  1. Pasiphae dit :

    Le mot « miette » est très bien mis en valeur par ce texte, qui lui sert d’écrin.

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