Archives de l’auteur : Aomphalos

La pesanteur

  Tu as la pesanteur de ce qui est sans mémoire et sans terre. Tes mains toujours retournées pour adieux. Eau poudreuse, toile de la peau repassée lentement. Ni souvenir ni impatience d’aimer. Tu n’as ni désir ni volonté d’enfance. … Lire la suite

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Ut pictura poesis

Les poètes et les peintres n’écrivent pas, ne tracent rien. Quelqu’un m’a dit un jour que ce n’était pas des formes que venait le dessin, que ce n’était pas une affaire de couleur, de volume, qu’il n’était pas question, pour … Lire la suite

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La nuit diminuée

Peut-on se trouver là où la nuit diminue ? Où la nuit insulaire a perdu la matière qui lui donnait sa nuit ? Peut-on se tenir là où le jour advenu nous laisse sur le point nu des choses sans … Lire la suite

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Le long chemin

Connais-tu la crainte du long chemin de pierre que tu laisses en arrière en allant chez toi ? Si ton pas pressé presse l’allée et ton ombre, si tu vas pour courir jusqu’à la porte en bois, c’est pour du … Lire la suite

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Benoît

au début c’était simple, ça l’était, oui, simple et très évident, oui, traiter de l’âme était un créneau libre de droit en quelque sorte, on ouvrait très grandes les portes du n’importe quoi, enfin du n’importe quoi, peut-être, oui, peut-être … Lire la suite

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Le prénom

Il existe un vertige sur lequel on s’arrête enfant ou bien que l’on cherche toute sa vie à oublier. Notre prénom a été prononcé et nous sommes, dans notre lit, inquiet de l’entendre encore en nous comme s’il nous était … Lire la suite

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Nue

les miroirs gardent la tête tournée sur les coiffeuses par pudeur, par langueur et par regret : ce que la lumière creuse n’est ni le ventre ni la tête ni la pierre ni le grès cérame des vasques où l’on … Lire la suite

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